Kyasma

Le projet Kyasma

Kyasma met sur pied un véritable concept artistique en créant un univers sur scène: au premier abord, la musique du groupe semble décrire un univers froid et aseptisé par l’évocation fréquente de la technologie et de la rationalité dans plusieurs textes, dans les sonorités, dans le visuel ainsi que dans l’atmosphère et dans l’attitude scénique. Le contexte mystérieux dû aux ambiances planantes donne aussi un aspect mystique, voir spirituel à la formation.

Cependant, derrière cette apparence stérile se cache une intense émotion exprimée avec grandiloquence et majesté rappelant l’influence de la musique romantique sur le groupe. La présence du piano dans cette musique s’avérait donc indispensable.

Tout le paradoxe de Kyasma se situe dans cette cohabitation de plusieurs mondes dans un seul et même univers.

Yann Lambiel

Après avoir créé la Suisse, Dieu a réalisé qu’il manquait quelque chose… Mais quoi? Heureusement, après plus de 700 ans de réflexion, il a enfin trouvé le complément indispensable aux banques, au chocolat, aux montres et aux nains de jardins: un imitateur!

Car Yann Lambiel est non seulement le premier, mais aussi le seul à imiter ces personnalités helvétiques que l’on disait si peu médiatiques. Qu’à cela ne tienne, Yann Lambiel en a fait des stars!

Cuche et Barbezat

Tout a commencé le 19 avril 1986. Barbezat a vingt ans, Cuche, dix-huit. Les deux compères font la paire et gagnent… Le spectacle s’appelle «Rien». Aujourd’hui Cuche et Barbezat c’est vingt ans de complicité, des tournées en France, au Québec, en Belgique, des séries à la TV (Cuche et Barbezat à l’expo, La famille Barbecuche, etc.), des «Revues de Cuche et Barbezat» qui regroupent les meilleurs humoristes de Suisse romande, et dont la dernière, la neuvième, a attiré dix-huit mille spectateurs! Sans parler de: «sion 2006 quand même» pour fêter les défaites des candidatures olympiques de Sion (16'000 entrées en deux semaines!). Vingt ans et un sens du comique qui devient toujours plus aiguisé, s’aventurant dans des registres plus théâtraux, plus poétiques, plus absurdes. Vingt ans à peaufiner leur personnage et à s’en amuser en virtuoses. Ils se connaissent par cœur, et ça, ça leur donne envie de traquer le blanc, le trou, le saut dans le vide! C’est drôle, follement inventif, sacrément acrobatique, cruel aussi mais souvent d’une tendresse digne des plus beaux numéros de clown. 

 

Sandrine Viglino

Sandrine a eu l’occasion d’endosser de nombreux rôles dans sa carrière: musicienne professionnelle, membre des Dicodeurs et de La Soupe sur RSR La Première, complice et compositrice de Yann Lambiel depuis ses débuts, comédienne dans la Revue de Cuche et Barbezat, dans sion 2006 quand même, etc. C'est donc tout naturellement qu'elle est passée "devant"!

Elle présente actuellement son troisième spectacle. Avec «L’air de rien...», Sandrine ose enfin être elle-même, cette femme pétillante, drôle, à l’humour délicieusement décalé, qui sillonne la Suisse romande et étonne par sa fraîcheur et son côté atypique. Elle nous parle de ses coups de stress à la MIGROS, de sa déception de tous ces gens qui se moquent des Miss, et du fait qu'elle n'a rien à dire... ou pas grand-chose.

Jean-Louis Droz

 

Jean-Louis Droz est citoyen des Arlaches, petit village de la commune d’Orsières.

En 2008, il décide de poser ses outils. «Je m’appelle Jean-Louis, j’suis menuisier mais je l’ai pas fait exprès. Tout ce que je voulais c’était monter sur les planches.»

Chose faite dans son premier one-man-show, sobrement intitulé «Sur les planches». Il apprivoise les feux de la rampe… et le public, qui découvre pour sa part un jeune artiste malicieux et sans complexe. Jean-Louis s’offre même un parrain bienveillant, Yann Lambiel, dont il assure les premières parties.

Deux ans après le grand saut, Jean-Louis Droz nous sert une nouvelle tranche de vie. Il a quitté le douillet cocon montagneux des Arlaches pour se retrouver dans un immeuble locatif au cœur de la ville. Prêt à affronter les démons du showbiz, armé seulement de son euphonium.

Et voici qu’il nous livre les épisodes marquants de cet exil volontaire. Créé au Théâtre du Dé dans le cadre du Festival Scènes valaisannes 2011, L’exode du géranium porte un regard amusé, avec la complicité facétieuse de Jean-Luc Barbezat, sur le parcours d’un artiste dont le succès grandissant ne lui monte pas au bulbe!

De quoi vous vous faire affronter les frimas de l’hiver en souriant.

La Revue

Cuche et Barbezat rêvaient d’ailleurs

Depuis plus de vingt ans, Cuche et Barbezat ont créé pas moins de onze revues, au Locle d’abord, puis à Neuchâtel. Toujours entourés des meilleurs, tant pour la création que pour le jeu ou la technique, l’inénarrable duo de comiques neuchâtelois a collectionné les succès. L’envie se fait sentir en 2010, après une pause, d’oser le changement, de tenter une nouvelle recette, tout en conservant les meilleurs ingrédients. Ainsi naquit l’idée d’emmener le spectacle dans un lieu insolite, et le choix se porta naturellement sur le stade de la Maladière, à Neuchâtel. D’autant plus qu’en 2012, le FC Xamax fêtera son 100e anniversaire!

 

Yann Lambiel rêvait d’une revue valaisanne

Jean-Luc Barbezat, qui met en scène Yann Lambiel dans son dernier spectacle «Aux suivants!», dévoile à son ami valaisan son envie de déménager sa revue sur le terrain de la Maladière. Il n’en fallait pas davantage pour ressusciter un vieux rêve enfoui sous les projets de l’imitateur: une revue valaisanne. Du jamais vu! Si les revues locales sont légion dans le canton, et affichent généralement complet, personne n’a encore porté le genre dans sa dimension cantonale. Titillé, Yann Lambiel visualise très vite un emplacement de choix: Saxon, son village natal, son ancien casino, son terrain de football, sa situation centrale dans le Valais romand et… la patrie de son homonyme patineur!

 

Une revue, deux cantons, les meilleurs humoristes et… des guest stars!

Quelques verres d’œil-de-perdrix et d’arvine plus tard, le pacte est scellé: la revue sera neuchâteloise ET valaisanne. Les comédiens seront les mêmes, le spectacle sera constitué d’un tronc commun, romand, et d’une partie «couleur locale», et chaque canton pourra compter sur la présence d’une guest star du cru: Cindy Santos à Neuchâtel (chanteuse, 4e finaliste du concours Nouvelle Star en 2006), et un invité surprise, qu’on ne présente plus, en Valais.

 

Sur gazon, mais sous chapiteau

A idée insolite… décor insolite! Pour pouvoir s’installer sur un terrain de foot, la revue devait évidemment songer à se couvrir, et le chapiteau s’est très vite imposé comme une valeur sûre. Les concepteurs n’ont cependant pas souhaité en faire un lieu de représentation classique, avec la scène d’un côté et le public de l’autre. Non. La revue fera vraiment son cirque, et les comédiens évolueront au centre de la structure, entourés du public. Ceci permettra aux créateurs à la fois d’envisager la satire d’une nouvelle façon et de recréer la magie du cirque.

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